Le devis porte-t-il sur un pilier 3a ou 3b ?
Repérez d'abord le nom du produit, l'assureur, la personne assurée et le cadre indiqué : prévoyance liée 3a ou prévoyance libre 3b. Le 3a peut prendre la forme d'une police d'assurance ou d'un compte auprès d'une fondation bancaire. Ses conditions de cotisation et de retrait ne se confondent pas avec celles du 3b.
L'expression « prévoyance libre » ne signifie pas qu'une assurance 3b se quitte sans coût ni conséquence. Lisez aussi les engagements propres à la police. Pour retrouver la place de ce contrat parmi l'AVS et la caisse de pension, consultez le dossier Prévoyance en Suisse.
Quels montants sont garantis et lesquels sont seulement projetés ?
Séparez les garanties inscrites au contrat des montants calculés avec une hypothèse de rendement. Pour chaque garantie, demandez à quelle date et sous quelles conditions elle s'applique. Un montant prévu à l'échéance ne décrit pas nécessairement ce que vous récupéreriez plus tôt.
Pour une assurance comportant des projections, regardez les scénarios favorable, moyen et défavorable. La FINMA rappelle que le scénario défavorable ne représente pas le pire résultat possible. Ne traitez donc ni une projection ni une participation future aux excédents comme une somme acquise.
- Où figure le montant contractuellement garanti ?
- Qui supporte une baisse des placements ?
Que prévoit réellement la protection décès ou invalidité ?
Demandez quelles prestations figurent dans cette proposition : capital en cas de décès, rente en cas d'incapacité de gain, éventuelle prise en charge des primes par l'assureur. Ces mécanismes ne répondent pas au même besoin. Une libération des primes ne doit pas être confondue avec un revenu versé au ménage.
Préparez votre certificat de caisse de pension et la liste de vos couvertures existantes pour discuter du besoin restant. Faites préciser les définitions, exclusions, délais d'attente, durée des prestations et bénéficiaires. En 3a, leur désignation s'inscrit dans un cadre légal : faites confirmer la situation de vos proches.
Quelle part de mes versements finance l'épargne et les frais ?
Dans un contrat combinant épargne et assurance, le versement ne correspond pas entièrement à de l'argent mis de côté : il finance aussi la protection et les coûts du produit. Demandez un détail compréhensible des frais d'acquisition, de gestion et, le cas échéant, des placements.
Comparez le total des versements prévus avec les prestations garanties et les projections nettes de frais, sur une même durée. Faites préciser les frais déjà intégrés aux chiffres présentés et ceux qui pourraient s'ajouter. Une différence entre deux primes peut aussi refléter des protections différentes.
Que se passe-t-il si je réduis ou arrête les paiements ?
Notez la date de début, l'échéance, le montant et la fréquence des primes. Demandez les possibilités contractuelles en cas de baisse de revenus : réduction, interruption éventuelle ou poursuite avec des prestations réduites. Ne supposez pas qu'une pause soit toujours possible.
Exigez le tableau des valeurs de rachat et de réduction, avec les déductions éventuelles expliquées. Le rachat concerne la sortie du contrat ; la réduction concerne les prestations restantes après arrêt des primes. Une sortie anticipée peut laisser un montant inférieur aux versements effectués. Vérifiez aussi quelles protections cesseraient.
Comment comparer honnêtement une banque et une assurance ?
Le choix ne se résume pas au capital projeté. Posez deux questions séparées : comment constituer votre épargne et quels risques souhaitez-vous assurer ? Une solution bancaire et une police incluant une protection ne présentent pas nécessairement les mêmes prestations.
Pour comparer, demandez aussi ce que coûterait une protection distincte si vous reteniez une épargne bancaire. Placez côte à côte frais, risque de placement, liberté de versement, durée et conditions de sortie. Vérifiez chaque caractéristique dans les documents : aucune catégorie n'est automatiquement la meilleure pour toutes les situations.
Mon arrivée, mon statut ou un départ de Suisse changent-ils le choix ?
Si vous préparez votre installation, faites vérifier votre droit à cotiser au 3a : il dépend notamment d'un revenu d'activité soumis à l'AVS ou d'un revenu de remplacement admissible. Le permis de séjour ne suffit pas, à lui seul, à répondre à cette question.
Distinguez aussi cotisation et déduction fiscale. Pour une personne imposée à la source, l'avantage ne correspond pas à un remboursement automatique ; vérifiez la procédure applicable avec l'autorité fiscale cantonale.
Un départ définitif de Suisse peut permettre un retrait anticipé du 3a. Cela ne garantit pas la récupération intégrale des primes d'une assurance. Demandez avant signature les conséquences contractuelles, fiscales et sur les couvertures si votre pays de résidence change.
Quelles réponses garder avant de prendre une décision ?
Conservez une version datée du devis et notez les réponses encore manquantes. Pour chaque engagement important, demandez où il apparaît dans les documents. Cette méthode aide à préparer l'échange sans décider du produit à votre place.
- Ai-je les conditions générales et particulières correspondant à cette offre ?
- Les garanties, projections et prestations de protection sont-elles séparées ?
- Puis-je expliquer le coût, la durée et les conséquences d'un arrêt ?
- Mon statut et mes projets de mobilité ont-ils été pris en compte ?